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CR Roc Marathon 2024
- Nico03
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Auteur du sujet
- Hors Ligne
- Bourbo'Night Leader
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A vrai dire, j’étais assez confiant au départ. Mon objectif était simplement de finir, les barrières horaires me semblaient larges, même si ma prépa avait été un peu tronquée, et les infos que j'avais me disaient que c’était hyper roulant avec qq descentes techniques, sans plus.
Bah ce fut bien plus raide que ce que je pensais…
7h45, avant le départ de la vague 3 dans laquelle je suis, le speaker demande à ceux qui ont mal dormi de lever la main. On est 400 et 350 personnes lèvent la main. Ça me fait marrer autant que ça me rassure.
Départ donné à 8h00, je pars tranquille. L’idée est de ne pas partir comme un âne, de pas me griller, la journée va être longue.
La première montée est bien conforme à ce que j’attends : ça grimpe mais c’est roulant sur une piste large. Je monte doucement, ça dépasse à droite et à gauche mais c’est normal, surtout ne pas faire un excès de susceptibilité, ces mecs sont soit bien plus forts que moi, soit ils finiront pas.
En haut, on bascule sur cette mythique descente du Fournel, elle est bien indiquée par un panneau.
Je descends pas mal, pas dans la même trace que tout le monde car ça pinaille devant, je prend à gauche pour doubler dans les rochers mais ça passe : "Nico fait pas trop le chaud quand même".
Pas le temps de savourer en bas, ça regrimpe vite et fort vers la Flûte. Ça va être ça toute la journée : les montagnes russes. Usant, d’autant que toutes les montées ne sont pas si roulantes, bien au contraire de ce que je croyais en savoir.
Quant aux descentes, quasiment toutes sont engagées et techniques. Km 38 d’ailleurs, je prends un boite dans des rochers humides. Moi ça va, le vélo tape fort sur les rochers, je sais pas ce qui a touché, j’ai peur d’avoir pété un truc, je regarde vite fait, ça a l’air d’aller. Je me remets en selle, elle est de travers. Je descends 1km comme ça en attendant de trouver un endroit pour la remettre. Heureusement que j’ai pris ma caisse à outs. Dire que certains partent presque à poil…
En tout cas, le moral en prend un coup car c’est là que je comprends ce qui m’attend toute la journée.
Km 48, 1 300 D+ : ravito des Campons. Moral pas revenu, l’impression de déjà ne plus avoir de jambes alors qu'on n'est pas encore à la moitié. Je fais une pause d'1/4 d'heure. Mais il faut pas trainer. Il est 13h05, il reste 12 bornes de montée jusqu'au ravito de Valdingarde et la 1ère barrière horaire à 14h30. J'accélère un peu le rythme dans la montée et je me redécouvre des jambes, je dépasse plein de gens. J’arrive au ravito avec 20 minutes d’avance sur la barrière. Vu ce qu’il reste derrière, ça va écrémer sévère.
Je ne tarde pas à repartir, faut pas traîner là. La descente suivante est un peu technique mais super ludique. Une rideuse heureuse me suit me suit en faisant des "Youhouuuu", des "Hi Haaaa", on s'éclate.
Km 77, 2 100 D+ : après quelques montagnes russes de plus, arrive le ravito du Car brûlé, la dernière barrière horaire. J'y suis avec ¾ h d'avance, je suis sauvé mais dans le dur. Il reste 25 bornes que je vais devoir faire au mental d'autant que le dessert est encore copieux. La descente qui suit est encore bien coton, c'est pas le moment de déconner d'autant que la grosse ornière t'invite franchement à aller gouter le sol et puis les pompiers au ravito ont déjà assez de boulot.
Puis arrive le fameux col du Bougnon : un mur. En fait, je m’en suis rendu compte de la pente le dimanche en allant voir les premiers du Roc y passer, pas trop sur le moment. Peut-être plus lucide le gars. Pas mal sont à pied. Je monte sans faire de zèle et un pompier d'humeur badine me dit "un suppositoire si vous descendez du vélo", je reste sur le vélo.
Les 20 km restants ont ensuite été les plus longs de ma vie avec au milieu, la fameuse dalle béton du lotissement, censée être la dernière. J'y donne ce qui me reste sauf que… c'est pas fini et il reste encore quelques coups de cul derrière, dans les rochers. Là c'est bon, j'en ai assez, "mes c…!"
Enfin la descente, les passerelles flottantes et 5km de plat pour finir jusqu'à l'arrivée.Je finis à 101 km et 2 900 D+ en plus de 10h, au fond du classement mais parmi les 1 100 et quelques finishers sur 1 800 partants, c’est tout ce qui compte et ça suffit largement à mon bonheur.
Au final, je garderai un super souvenir de ce Roc Marathon. Ok c'est dur, très dur, les ravitos ne sont pas ceux de la Pass'Portes, mais quelles traces magnifiques, quelle ambiance et quelle bienveillance des bénévoles. Je ne regrette pas et ne peux qu'inviter tous ceux qui veulent se lancer un défi de faire celui-là.
Nico03
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- Jérôme03
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