Vendredi début d’après-midi, la voiture à Alain chargée nous décollons direction plein Est, La Suisse.
Durant le voyage, l’ambiance est bon enfant, ça discute, ça refait le monde (digne d’un comptoir du café des sports), tellement pris dans
nos discussions qu’on loupe la sortie de l’autoroute, pas grave rien n’entachera ce WE…

Après quelques pauses, nous attaquons la montagne en fin d’aprèm, un dernier arrêt dans un pub à Châtel et nous franchissons
la frontière franco-suisse sans croiser un seul douanier, ça tombe bien, on n’a rien à déclarer.

Arrivé chez nos hôtes, on fait connaissance avec ‘petit’ Eric, Monique et Lucie qui nous hébergeront durant ce WE. Ils nous ont préparé une
plâtrée de pâtes bolognaises bienvenue pour le lendemain…
‘Petit’ Eric nous explique sur Google Earth, le parcours qu’il nous a préparé, on s’aperçoit qu’il connait par cœur les montagnes qui l’entourent
et cela se confirmera le lendemain. Heure prévue du lever : 6h00…
Après une bonne (mais courte) nuit, nous partons à la bourre (on a tenté d’expliquer à Eric le ¼ heure bourbonnais en vain), les corps chargés
de pâte-bolo, les quelques kilomètres qui nous séparent de la gare sont avalés vitesse grand V.

Nous arrivons à la gare de Monthey où un train nous conduira à mi-parcours du col à franchir pour (re)passer en France dans le domaine des
Portes du Soleil.
Dans le train, nous attendent des potes à Eric et à Alain : Vincent, Peter et ‘grand’ Eric. 45 minutes de train (avec compartiment aménagé
pour les vélos, ils font bien les choses, les Suisses) nous permettent de faire connaissances et de ‘jauger’ les prétentions vététistiques des uns et des autres.

Sortie du train, nous montons dans notre première télécabine de la journée qui va nous monter à mi-chemin du premier objectif de la journée :
le col de Cou, situé à environ 1900 mètres.
Enfin sur les vélos, on profite des paysages magnifiques, somptueux, féériques… de ces montagnes suisses, en discutant tranquillou.
A l’occasion d’une des nombreuses pauses (trop dommage de rater d’aussi beaux paysages…), « petit » Eric nous montre
une maison blanche sur l’horizon… « C’est là qu’on va » dit-il ! (Avec Nico on pensait qu’il rigolait, c’était carrément loin et haut !!!!)

La montée est longue, technique par endroit, rocailleuse et c’est en poussant le vélo que je la dompte en partie
(faut garder du jus et de la lucidité pour le reste de la journée), Nico quant à lui, monte ce raidillon avec de bons coups de jarret,
tout comme Peter (un pratiquant assidu de VTT nous avoua t’il plus tard) et ‘petit’ Eric, qui arriveront tous 2 premiers en haut tout frais.
Alain et le reste de la troupe suivent le mouvement, ils « gèrent »...

Après une petite pause, le temps de retrouver nos esprits et d’admirer le magnifique paysage...

...nous attaquons la descente vers Morzine en traversant forêts et sous-bois avec même des passages boueux.
Le profil est descendant, les chemins ludiques et rapides sont donc vite avalés, en petit convoi de fous furieux, et nous emmènent à Morzine.

Une piste rouge pour les uns et une verte pour les autres et nous voilà propulsés dans la pente morzinoise…
Difficile de se retenir et de freiner tellement ces pentes sont grisantes.
Le plus impressionnant est de voir ‘petit’ Eric en baskets sur son semi-rigide BMC dévaler la piste rouge avec une aisance qu’envierait un petit rat d’opéra…
(et nous aussi !).

Nous quittons Peter, un impératif dans la journée l’attend. Les estomacs criant leurs désespoirs, un petit encas est pris à Morzine,
au milieu des touristes de toutes nationalités (très cosmopolite, comme lieu !), avant de remonter en direction des Lindarets par un télésiège.

Quelques kilomètres à pédaler dans ces magnifiques montagnes et nous y arrivons où nous partons pour une descente rouge
pour tout le monde cette fois. Certains passages sont chauds voir très chauds et ‘grand’ Eric me gratifie d’un splendide
saut improvisé totalement non-maitrisé mais parfaitement exécuté… ouf ! une belle frayeur.

Cette descente que certains (dont moi) trouvent raide et technique, fini de nous ouvrir l’appétit.
C’est donc aux Lindarets, appelé ‘village des chèvres’ que le casse-dalle de midi sera pris.
On veut tous manger léger, mais notre volonté légendaire aidant, on a tous pris la formule tartiflette !

C’est avec les corps repus (et lourds ^^) que nous repartons en télésiège direction Châtel, les paysages sont toujours aussi magnifiques
et chaque effort à effectuer pour franchir une montée est effacé par la beauté des montagnes que nous découvrons.
Arrivé vers Châtel, mon pneu arrière se déchire sur de la rocaille. Le préventif n’y fera rien et c’est donc
avec une chambre que le retour se fera.
La chance pour mes acolytes est que j’ai fait ça à deux pas du châtel bike machin truc où de vrais dingos s’envoient de big jumps
sur leurs spads de la mort-qui-tue. Spectacle garanti…

Le spectacle à eu lieu aussi lorsque grand ‘Eric’ (encore lui) se prend une bonne boîte en faisant un OTB dans une descente caillouteuse,
bilan un poignet ‘froissé’ et un vélo qui se met à dévaler la pente. Ouf, plus de peur que de mal.
Le retour sur le bourg de Châtel se fera en trois variantes, Grand ‘Eric’ et Vincent prennent la route pour soulager le poignet douloureux,
petit ‘Eric’ et Nico s’engagent sur un bout de piste rouge et Alain et moi utilisons un chemin caillouteux.
A Châtel, nous quittons cette fois ‘grand’ Eric et Vincent avant de remonter dans la dernière télécabine de la journée, en direction de la Suisse.
Le col avalé, ce sont près de dix bornes de descentes à n’en plus finir qui nous attendent pour rejoindre la maison.
On dévale les D-. Sentiers, singles, pierriers, traces dans les pâturages et bouses de vache, tout y passe, idéal pour rentrer sereinement.
Sereinement, humm…, la malédiction me suit, la chambre ne tient pas le coup et une petite pause technique s’impose.
On finit par un mémorable passage en forêt descendante qui nous amènera jusqu’au jardin de ‘petit’ Eric duquel la vie sur les crêtes voisines
et splendide, surtout quand le soleil nous gratifie d’une lumière chaude magique…
Quel chance d’habiter dans un coin comme celui-là où le bonheur (sportif) est devant chez toi !!!

Il est 18h30, nous sommes usés mais les yeux remplis de paysages splendides, de traces qu’envieraient n’importe quel vététiste et heureux
de ce superbe ride dans le domaine des portes du Soleil.
La soirée se termine avec un barbecue chez nos hôtes avec Grand Eric et sa famille…
Elle aurait pu se finir dans les bains bouillonnants de la piscine locale mais le temps et le plaisir que nous avons pris (et re-pris, et re-re-pris…)
tout au long de la journée nous ont fait rentrer un peu plus tard que prévu. Ceci dit, notre béatitude du moment ne nous fait même pas réaliser
que nous manquons un plaisir de plus en cette fin de journée…
Le dimanche matin sera tranquille, reposant, on voulait partir tôt mais Eric et Monique nous convient à une super table pour un dernier
bon moment de rigolades, anecdotes et souvenirs… avant de prendre la route, franchement tristes de les quitter…
quel bon WE nous avons passé ! Quel week-end extra-ordinaire, oui !
Les photos de la galerie témoignent…
Vivement l’année prochaine qu’on remette ça, en Suisse ou ailleurs, tous ensemble !

F@b
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