CR & Photos Blanzatoise 24 avril 2010 Imprimer Envoyer
Randos standards


CR & Photos  La Blanzatoise 2010

 

Cette randonné m’ayant été chaudement recommandée par Gégé LP, fin connaisseur s’il en est des casse-pattes de la région, et sachant qu’elle ne figurait pas encore à mon palmarès de « rider », nous voici donc, mon fidèle alcoolique (il s’est encore préparé à la bière la veille) et moi-même en partance pour Blanzat, sous un soleil radieux et dans un enfer musical que peu pourraient supporter.

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Première difficulté : trouver le point de départ, la signalisation étant totalement absente dans le bourg de Blanzat. Donc on décide de suivre quelques vététistes qui ont l’air de savoir où ils vont, et pour confirmer, on appelle un ami (Gégé LP) oui Jean-Pierre c’est mon dernier mot.

On arrive sur place, on galère un peu pour trouver des places, on file s’inscrire (5€ pour les grands parcours, tout à fait abordable), on retrouve les Riders (Alain, Mika et Corentin ; Gégé LP et son pote qui avaient la bougeotte et qui sont déjà partis) et on file avec Alain sur les chemins pour 80 km de promenade sportive.

Après quelques centaines de mètres on est déjà dans l’ambiance de la randonnée : sentier farci de cailloux, panorama, et premiers incidents de fléchage. Sur ce premier quart de parcours, on pratique beaucoup de chemins assez sympathiques, montants ou descendants, idéaux pour se chauffer les jambes tout en s’amusant. On récupère le tandem dans une côte (problèmes de réglage de la transmission), puis on rejoint tranquillement le premier ravitaillement, très bien achalandé soit dit en passant (ce Saint-Nectaire, ces rillettes !!!)

Après restauration et échanges de courtoisies entre Riders, on repart sur les chemins. Petite anecdote au passage : Joël ayant oublié son coupe-vent, je lui propose le mien : mais impossible de l’enfiler, le Joël se transformant du coup en Bibendum, et pour cause ! J’ai pris le coupe-vent de ma copine, en taille S, alors qu’il faudrait du XL… Le second quart du parcours est nettement moins agréable que le premier. Si les premiers kilomètres sont plutôt corrects (malgré un petit problème de fléchage, les marques se voyant assez mal parmi le mobilier urbain), la partie qui suit la séparation des grands parcours est carrément triste et ennuyeuse à mourir : imaginez une quinzaine de kilomètres tout droit sur des chemins sans intérêt, uniquement pour rejoindre Saint-Bonnet-près-Riom puis Combronde. Dommage quand on connaît les possibilités offertes par le coin de l’autre côté de l’autoroute. D’autant plus que les kilomètres sont avalés à très bonne allure, et l’effort fourni se ressentira plus tard. Et comble de malchance, on passe à côté du second ravitaillement sans s’arrêter, la faute à des indications pas vraiment claires (on s’est même demandé si le ravitaillement ne faisait pas partir d’une autre randonnée, dédiée aux cyclos…) Bilan : plus de 40km d’affilée dans ravitaillement, que je finirai à court d’eau.



Les deux dernières parties sont nettement plus intéressantes que la précédente. Au cours d’une pause technique (le dopage à l’alcool ou aux produits énergétiques, ça fait usiner, hein Alain et Joël ?) on se fait rattraper par Gégé LP et son acolyte qui ont loupé un fléchage aussi critique que mal positionné, et se sont tapé 8 kilomètres de bonus. C’est donc à cinq que l’on attaque les montées infernales et les descentes très techniques autour du Gour de Tazenat, sans jamais y monter soit dit en passant. Le parcours est très intéressant d’un point de vue VTT, mais tout aussi exigeant, et les organismes commencent à en souffrir. Alain en profite pour déployer tout son arsenal de produits énergétiques (à faire pâlir Areva). Et tant bien que mal nous arrivons au très attendu troisième ravito (le second pour nous), toujours aussi bien fourni, malgré un début de manque de matières premières.



Le dernier quart est un peu moins difficile mais réserve quelques surprises de taille et passages délicats qui obligent à taper dans les réserves physiques et mentales. Notamment la montée au Château de Tournoël, dans laquelle on retrouve notre Gégé national victime de crampes (cf. son post).  Après une petite séance photo sous les murailles, on repart pour les ultimes kilomètres, et une descente hyper-technique (avec cailloux et marches) où Joël a la bonne idée de perdre sa roue arrière !! On traverse la ville de Volvic puis on abat les derniers kilomètres de plat pour rejoindre le point de départ, fourbus mais contents d’en finir.

En conclusion : une météo superbe (et un coup de soleil sur chaque bras), un parcours globalement ludique mais exigeant (malgré quelques lacunes de fléchage – le fait d’avoir tracé le parcours au préalable et de l’avoir mis dans le GPS de Joël nous a évité des errements plusieurs fois), des paysages superbes, des ravitaillements qui font plaisir aux papilles, et Alain qui ricane bêtement à chacune de mes blagues pas drôles. Que demander de plus ? Je recommande donc cette rando à ceux qui ne connaissent pas encore le coin, félicite l’organisation pour la qualité globale du parcours, même si des améliorations restent possibles, et remercie mes deux compagnons d’avoir bien voulu m’attendre sur les (75) derniers kilomètres du parcours, en dépit de leurs douleurs respectives.

Ah, j'oubliais : on s'est aussi un peu perdu en voiture pour retourner à l'autoroute. Normal, c'est moi qui conduisais !


Toutes les photos ici.....

 

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