La Brayaude 2010 Imprimer Envoyer
Randos standards


Tags: Brayaud | Puys Dome

CR et Photos La Brayaude 6 juin 2010

                J’ai déjà participé trois fois à la Brayaude ces dernières années, et je dois bien avouer qu’elle revêt un attrait particulier, du fait de l’organisation impeccable et de la qualité des parcours, malgré des conditions météorologiques parfois fort désavantageuses. A titre d’exemple la randonnée 2008 où le brouillard empêchait les participants de profiter des paysages, notamment au premier ravitaillement surplombant le Gour de Tazenat. Donc l’occasion était trop bonne d’inviter les Riders Bourbonnais à découvrir la randonnée à l’occasion de cette édition 2010, d’autant plus que la difficulté des parcours semblait avoir été revue à la baisse, ce qui allait permettre à certains peu habitués des « longues » distances de se frotter à un parcours un peu plus long qu’à l’habitude, dans de bonnes conditions.

 


Etat des lieux sur le champ servant de parking à proximité du stade de Saint-Bonnet-près-Riom : Sam (qui n’a pas roulé depuis 15 jours), Fab et Sacha (qui trimballe une crevaison lente), Alain, Yoyo et Pedro, Joël (avec un VTT rénové comme jamais et une visible envie d’en découdre) et votre serviteur. Absents du jour, les Mickatie, qui auraient eu un problème de mécanique (je les soupçonne d’avoir voulu rester au lit pour exécuter des actes que la censure m’interdit d’évoquer plus avant). La météo semble clémente et on en profite pour louper le départ groupé, comme tous les ans, et comme 80% des participants ! Ca évite de se retrouver coincé dans le trafic à la première difficulté technique. Au programme, 55km annoncés pour 1200 de dénivelé positif : de quoi se faire plaisir sans nécessairement se faire trop mal.

Le premier tiers se déroule sans encombre (surtout pour Joël et son VTT silencieux, qui l’eût cru !!), sur des portions globalement roulantes (loin toutefois d’égaler la facilité de Gennetines de la semaine dernière), et les groupes de niveau se constituent au fil des kilomètres : les fous furieux (Sam, Sacha et Joël) qui creusent rapidement l’écart, les « gestionnaires » (Alain, Fab et moi-même) qui se font plaisir sans oser trop taper dans les réserves, et les néophytes de la distance (Pedro et Yoyo) qui font leur randonnée à leur rythme. Tout ce beau petit monde se retourne après les premières grosses grimpettes sous un soleil de plomb, sur l’aire surplombant le Gour de Tazenat, pour un premier ravitaillement plutôt bien achalandé (même si Gégé LP aurait déploré l’absence de fruits secs).

Puis on repart pour la seconde partie du parcours, qui s’avèrera nettement plus exigeante, puisqu'on couvrira sur cette portion l’essentiel du D+ restant (ce qui permettra également aux deux groupes de tête de fusionner et de poursuivre l’aventure quasiment groupés). Les paysages sont superbes, les chemins sympathiques (même si l’on commence à manquer de passages vraiment techniques auxquels les précédentes éditions nous avaient habitués), mais la météo commence à virer à l’orage, et nous rallions le second ravitaillement avec un vent de face fort peu agréable. La bonne surprise est toutefois l’apparition du Saint-Nectaire au ravitaillement, qui encore une fois est EXCELLENT !! Il a pris le temps de fondre au soleil en nous attendant, il est mûr à point pour une orgie de matières grasses (à part Alain, et son camel back magique rempli de l’intégralité de la gamme de produits énergétiques de tous les fabricants présents sur le marché, avec une mention spéciale pour les gels, nous avouera-t-il avec une émotion toute contenue dans la voix, depuis qu’il a rencontré Mamadou, mais cela est une autre histoire…)

Face au choix cornélien d’attendre le troisième groupe au risque de prendre la méga-saucée qui s’annonce à l’horizon ou de poursuivre sans plus attendre, nous optons pour la seconde option (désolé, les gars ! On vous a quand même laissé du Saint-Nectaire…) et nous ruons vers le dernier tiers du parcours, qui s’avérera, et de loin, le plus intéressant de la randonnée. Si les premiers kilomètres sont plutôt fastidieux avec un vent de face qui n’aide pas vraiment, le reste est un festival de passages techniques, de singles dans la forêt, de descentes plus ou moins dures, et de parties rapides et ludiques qui offrent à la compagnie de grands moments de plaisir vététistique. A la surprise générale, on arrive même à passer entre les gouttes (à part Alain, toujours plus fort que tout le monde, qui en recevra deux !) Certains passages s’avéreront même fatals à un participant, que l’on retrouvera enveloppé dans une couverture de survie, la main sur un mollet bien enflé et le visage partiellement tuméfié (bon courage, monsieur l’inconnu !) ; sans parler des gamelles ou presque-gamelles dont j’aurai été témoin (Sacha qui glisse sur le côté dans une ornière bien humide, un inconnu qui fait un magnifique soleil dans une pierrier, Joël qui manque de peu le soleil en tournant un peu large dans un virage en épingle et qui plante sa roue avant dans une ornière…). Un petit mot également sur le jeune cycliste qui a roulé avec nous pendant plusieurs kilomètres, dont le comportement sur un cycle était plus que contestable : j’en veux pour preuve son attitude lors des passages en groupe, et ce franchissement de route à la limite du dangereux, devant une voiture, sans prévenir les cyclistes qui le suivaient (je suis particulièrement concerné, car c’est moi qui suis passé le plus près de la voiture ; même s’il n’y avait pas danger immédiat d’accident, je pense que le conducteur du véhicule a dû être très désagréablement surpris, et certains de mes collègues passablement énervés d’un tel comportement – au point que notre Public Relation national l’a pris entre quatre yeux pour une petite leçon de morale…) Personnellement je retiendrai de cette dernière partie un immense plaisir sur des passages tantôt techniques, tantôt rapides, à se tirer la bourre entre potes dans une ambiance très bon enfant ; plaisir qui laissera encore une fois son empreinte très positive sur la randonnée.



L’arrivée sera de nouveau l’occasion d’une orgie de Saint-Nectaire coulant à souhait et de saucisson local à tomber par terre, le tout agrémenté d’une petite bière bien fraîche offerte avec l’inscription (j’aurais préféré des chaussettes, comme en 2008, mais c’est juste parce que je ne bois pas de bière !)

En conclusion : un parcours moins exigeant que les années précédentes, mais très sympathique et avec une fin en apothéose, une organisation et une ambiance impeccables, un fléchage de bonne qualité (quelques marques un peu tardives, notamment dans les parties rapides : les signes étaient visibles de loin, mais pas toujours interprétables, et on a dû plus d’une fois faire demi-tour à cause d’une distinction trop tardive de la signalisation). Et un esprit RB dont certaines personnes devraient s’inspirer…


Toutes les photos ici.....

 

 

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